J’ai commencé à regarder de l’escrime par accident. Un dimanche, la télé allumée, et deux Français en finale par équipes. J’ai zappé, puis je suis revenu. Puis j’ai regardé jusqu’au bout. Franchement, c’est fou comme ce sport te capte quand tu prends le temps.
Les Championnats d’Europe d’Antony ont été un vrai moment. Deux nouvelles finales pour la France, sabre femmes et épée hommes par équipes. Rien que ça. Et pendant que je regardais les touches défiler sur l’écran (un peu comme quand tu suis les tours qui s’enchaînent sur Casino Extra entre deux pauses café), je me suis dit qu’il fallait vraiment que j’écrive un truc là-dessus. Parce que l’escrime, on en parle jamais assez.
D’où ça vient, cette version moderne du sport
L’escrime telle qu’on la connaît aujourd’hui, avec les pistes électrifiées, les fils, les tenues blanches, ça vient de loin. Une maison française, Prieur, est à l’origine de pas mal des équipements qu’on utilise encore aujourd’hui. Le genre d’atelier qui a façonné le sport moderne sans que personne ne connaisse leur nom en dehors du milieu — un peu comme ces acteurs discrets qui travaillent à l’élaboration de normes européennes dans des secteurs aussi techniques que les jeux en ligne.
C’est ça que je trouve dingue avec l’escrime. Le savoir-faire est artisanal. Mais le résultat sur la piste, c’est de la haute technologie.
Ce qui a vraiment changé
Il y a encore trente ans, les juges arbitraient à l’œil. Aujourd’hui c’est de l’électronique de précision, des vidéos, des replays. Le sabre, l’épée, le fleuret, chacun avec ses règles.
- Le fleuret : touches uniquement sur le tronc, priorité à celui qui attaque en premier
- L’épée : tout le corps compte, le premier touché marque, point
- Le sabre : coups de taille et d’estoc, très rapide, presque brutal à regarder
Perso, le sabre c’est mon préféré. Ça va tellement vite que t’as à peine le temps de comprendre qu’un point est déjà marqué. C’est comme regarder deux éclairs se croiser.

Pourquoi la France cartonne en ce moment
On a une tradition d’escrime qui remonte à des siècles. Mais ce qui se passe en 2026, ce n’est pas juste de l’héritage. C’est du travail. Des clubs partout dans le pays, des jeunes qui s’y mettent, des entraîneurs qui bossent dur.
Prenez Yoela-Elie Tronche. Elle s’est distinguée lors de l’épreuve régionale épée dames M17. C’est le genre de nom qu’on va peut-être entendre dans dix ans en Coupe du monde. Ou pas. Mais le vivier est là.
Les finales d’Antony, un vrai marqueur
Deux finales le même jour. Sabre femmes et épée hommes. Aux Championnats d’Europe. À domicile en plus. Le genre de moment où tu te dis que la France est en forme sur ce sport.
Et le truc c’est que ça ne tombe pas du ciel. Derrière chaque finale, il y a des années de compétitions régionales, nationales, des sélections, des blessures, des retours. Le grand public voit la finale, un peu comme il ne voit que les chiffres records générés par les jeux mobiles aux États-Unis sans jamais s’intéresser à ce qu’il y a derrière. Il oublie tout ce qu’il y a avant.
L’escrime médiévale, un truc à part
Alors là, changement d’ambiance total. À Sierre, en Suisse, un mec ressuscite l’escrime médiévale. Le genre où « tous les coups, ou presque, sont permis ». Épées lourdes, techniques venues des vieux manuscrits, contact physique bien plus rugueux.
Ce n’est pas du tout la même discipline. Pas de piste électrifiée. Pas de fil au dos. Juste deux personnes armées qui essaient de reproduire ce que faisaient les combattants d’il y a 500 ans.
Je trouve ça super cool qu’il y ait cette scène parallèle. L’escrime moderne c’est de la précision, du chrono, de l’arbitrage électronique. L’escrime médiévale c’est du muscle, du bruit, de l’instinct.
Est-ce que ça se pratique vraiment ?
Oui. Il y a des clubs, des tournois, des fédérations. C’est moins médiatisé, forcément. Mais les pratiquants sont passionnés. Et à voir les images du club de Sierre, ça a l’air d’être une communauté assez soudée.
Comment on s’y met, concrètement
Je me suis renseigné après avoir regardé Antony. Parce que bon, ça donne envie.
- Trouver un club près de chez toi via la fédération française
- Prendre un cours d’essai (la plupart des clubs en proposent gratuitement)
- Louer le matériel au début, ne pas acheter
- Choisir son arme au bout de quelques séances, pas avant
Le matériel neuf, ça coûte cher. Une tenue complète avec masque, veste, gant, arme, on est vite à plusieurs centaines d’euros. D’où l’intérêt de louer au début. Les clubs le savent, ils sont équipés.
C’est accessible aux adultes ?
Totalement. Beaucoup de clubs ont des sections « loisirs adultes ». Tu n’es pas obligé d’avoir commencé à 8 ans pour t’y mettre. Et contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas un sport violent. Techniquement engagé, oui. Mais le protège-tout est prévu pour.
La blessure la plus fréquente en escrime moderne c’est le claquage ou la tendinite. Pas le coup d’épée dans le bide.
Ce que je retiens de tout ça
L’escrime française vit un beau moment. Des finales européennes, des jeunes qui montent, une image qui rajeunit un peu. Et à côté, une scène médiévale qui garde vivant tout un pan d’histoire du combat.
Si tu ne connais pas, regarde une finale entière. Pas juste les résumés. Une vraie finale. Tu vas comprendre pourquoi c’est un sport à part.
Moi je vais essayer un cours à la rentrée. Je ne dis pas que je vais devenir bon. Je dis juste que ça a l’air trop fun pour ne pas essayer.