Mon expérience avec l’épicondylite : quand le gaming devient (un peu) douloureux

Mon expérience avec l’épicondylite : quand le gaming devient (un peu) douloureux

Trois mois. C’est le temps qu’il m’a fallu pour comprendre que cette petite douleur au coude n’était pas juste une courbature passagère. J’avais mal, mais genre vraiment mal. Surtout après mes sessions de 4 heures sur Valorant – même si j’avoue que parfois je prenais des pauses pour tester des systèmes de jeu personnalisés qui s’adaptaient à mes habitudes.

L’épicondylite (ou « tendinite du coude » pour les intimes), c’est cette inflammation qui te rappelle que ton corps a des limites. Même quand tu joues.

Comment j’ai découvert que j’avais une épicondylite

Au début, c’était juste une gêne. Tu sais, ce petit truc désagréable quand tu poses ton coude sur le bureau. Puis la douleur s’est installée. Le pire ? C’était pas pendant que je jouais, mais après.

Je me suis retrouvé à galérer pour ouvrir une bouteille d’eau. Sérieusement. Mon coude me lançait à chaque mouvement de rotation. J’ai fini par consulter, et le diagnostic est tombé : épicondylite latérale. La fameuse « tennis elbow », sauf que moi c’était plutôt « gaming elbow » – peut-être que j’aurais dû passer moins de temps sur les plateformes de jeux en ligne et plus de temps à m’étirer !

Les symptômes qui auraient dû m’alerter

Franchement, avec le recul, les signes étaient là :

  • Douleur sur le côté externe du coude (là où tu poses souvent ton bras)
  • Sensation de brûlure qui remonte parfois jusqu’à l’avant-bras
  • Perte de force dans la main (j’ai lâché ma tasse deux fois)
  • Douleur qui empire après les sessions de jeu

Le truc vicieux, c’est que ça commence doucement. Tu penses que c’est juste de la fatigue. Sauf que non.

Pourquoi les gamers sont touchés ?

C’est pas compliqué. On passe des heures dans la même position, avec des mouvements répétitifs. Clics de souris, mouvements du poignet, tension constante dans l’avant-bras… Notre setup est rarement ergonomique (avouez).

J’ai lu que certains joueurs pro développent ce genre de pathologie après seulement quelques années de carrière. C’est même devenu un sujet dans l’esport, avec des équipes qui embauchent des kinés. D’ailleurs, c’est marrant mais même dans d’autres domaines où on reste assis longtemps devant un écran, comme quand on passe du temps sur regal casino, l’ergonomie reste importante pour éviter ces problèmes.

Les facteurs aggravants

Y’a pas que la position. Mon kiné m’a expliqué que plusieurs trucs entrent en jeu :

  • La hauteur du bureau (le mien était trop haut)
  • Le type de souris utilisée
  • L’absence de pauses régulières
  • Le stress pendant les parties ranked (ça crispe les muscles)

Ce qui a vraiment marché pour moi

Bon.

J’ai testé pas mal de trucs. Certains ont fonctionné, d’autres… moins. Voici mon retour d’expérience après 3 mois de galère et 2 mois de rémission (oui, ça prend du temps).

Les solutions matérielles

Équipement Prix approximatif Efficacité perso
Souris ergonomique verticale 50-80€ 8/10
Repose-poignet gel 15-25€ 6/10
Bras articulé pour écran 40-60€ 7/10
Bureau réglable en hauteur 200-400€ 9/10

La souris verticale, c’était bizarre au début. Genre vraiment bizarre. Mais après une semaine, j’ai compris pourquoi ça soulageait. La position du poignet est plus naturelle, moins de tension sur les tendons.

Les exercices qui ont fait la différence

Mon kiné m’a filé une routine. Simple mais efficace :

  • Étirements du poignet (30 secondes, 4 fois par jour)
  • Flexions/extensions avec élastique
  • Auto-massages avec balle de tennis
  • Exercices de renforcement progressif

Le plus dur ? S’y tenir. Perso, j’ai mis des alarmes sur mon téléphone. Sinon j’oubliais.

L’adaptation de mes habitudes gaming

C’est là que ça devient compliqué. Réduire le temps de jeu ? Pas évident quand t’es en pleine progression sur le ladder. Mais j’ai dû m’adapter.

J’ai instauré la règle des 45 minutes. Une game, une pause de 10 minutes. Pendant la pause, étirements obligatoires. Au début c’était chiant, maintenant c’est automatique.

J’ai aussi changé ma façon de jouer. Moins de crispation sur la souris, position plus relâchée. Mon aim en a pris un coup au début (j’ai perdu 2 rangs), mais c’est revenu progressivement.

Les erreurs à éviter

Clairement, y’a des trucs que j’aurais pas dû faire :

  • Ignorer la douleur pendant des semaines
  • Reprendre trop vite après une amélioration
  • Négliger les exercices dès que ça va mieux
  • Penser que l’attelle seule suffisait

L’attelle d’ailleurs… Je l’ai portée 2 semaines. Ça soulage sur le moment, mais ça règle pas le problème de fond.

FAQ

Combien de temps pour guérir complètement ?

Dans mon cas, 2 mois pour ne plus avoir mal au quotidien, 4 mois pour retrouver une pratique normale. Mais ça dépend vraiment de chaque personne et de la gravité.

Est-ce que je peux continuer à jouer avec une épicondylite ?

Oui, mais avec des adaptations. Réduire le temps de jeu, faire des pauses, adapter son setup. Arrêter complètement n’est pas forcément nécessaire si tu gères bien.

La souris verticale fait vraiment la différence ?

Pour moi, oui. Mais l’adaptation prend du temps (comptez 2 semaines). Certains préfèrent les trackballs ou les souris ambidextres pour alterner.

Quand consulter un médecin ?

Dès que la douleur persiste plus d’une semaine ou qu’elle impacte tes activités quotidiennes. Pas la peine d’attendre 3 mois comme moi.

Aujourd’hui, je joue toujours autant (ou presque). Mais différemment. Avec plus d’attention à mon corps, plus de pauses, un meilleur setup. L’épicondylite m’a forcé à repenser ma pratique. C’était chiant sur le moment, mais au final, c’est pas plus mal.